Racontez votre vie,
Guillaume Moingeon
vous l'écrit !
Guillaume Moingeon
20 rue Paul Gauguin
56880 Ploeren

A quoi reconnait-on un bon biographe ?

1 - Il vous écoute. Discutez tranquillement avec lui et déterminez si le « courant » passe entre vous, s'il vous met en confiance. Il va écrire votre biographie et saura à peu près tout de vous, alors vous devez sentir une véritable osmose ; il lui faudra se glisser dans votre peau. A-t-il la qualité d'écoute que vous attendez de lui ? Ce point est réellement crucial.

2 - Il sait écrire. Cela paraît évident... mais ça ne coûte rien de le vérifier ! Il doit avoir publié au moins un livre, fut-ce à compte d'auteur. Et encore est-ce là un maigre bagage mais convenons que c'est tout de même le minimum ! Il doit vous montrer cet ouvrage. Lisez quelques pages, vérifiez qu'elles ne comportent aucune faute de syntaxe ou d'orthographe et que cela vous convient.

3 - Il ne vous impose pas son style. Il vous accompagne dans l'écriture mais c'est VOTRE livre, VOTRE vie, donc ce sont vos mots qu'il utilise, en améliorant votre style juste ce qu'il faut, si besoin. Le meilleur compliment que je puisse entendre c'est quand les proches de mon client narrateur lui disent : "On voit bien que c'est toi qui l'a écrit". Tel est le rôle du "nègre" : apporter sa compétence en écriture mais s'effacer derrière le narrateur.

4 - C'est un vrai professionnel, en règle. Il ne « bricole » pas au fond de son garage, il a pignon sur rue. Travailleur indépendant, il dispose d'un numéro de SIRET, son « immatriculation » officielle. Ou alors il est salarié d'une entreprise (dans ce cas : laquelle ?) mais ces structures sont plus lourdes et plus onéreuses que l'intervention d'un biographe indépendant. Il peut (et doit !) émettre une facture comportant toutes les mentions légales. Pour vous, client, c'est important, car s'il travaille au noir... et mal, vous n'aurez aucun recours.

5 - Il aime son métier. On ne devient pas biographe par hasard. Ce métier très particulier exige un profil particulier. Demandez-lui pourquoi il l'exerce, depuis quand, ce qui l'y a amené. A lui de vous convaincre, et pas avec des arguments de vendeur de voiture, mais avec son coeur. Avant de lui raconter votre histoire, qu'il vous raconte un peu la sienne !

6 - Il est conscient de son énorme responsabilité. L'idéal est que ce biographe ait reçu une formation dans le domaine social ou la psychologie, car en exerçant son métier avec vous, il deviendra parfois une sorte de confesseur, co-détenteur des secrets de famille. Lorsqu'une personne (âgée, notamment) évoque des moments difficiles, tels le décès d'un conjoint ou un de ces drames que la vie nous réserve, elle est fragilisée ; elle doit se sentir entendue et comprise. Le biographe, même s'il n'est aucunement psychanalyste (ne mélangeons surtout pas les genres !) doit l'aider, par un comportement digne et sobre, à évacuer cette douleur qui surgit du passé. Il doit aussi identifier clairement cette fragile limite pour ne pas empiéter sur le travail d'un « psy » et, éventuellement, être capable de vous renvoyer vers un professionnel de ce domaine. Sinon, il peut se mettre en danger, et vous avec. Ce n'est absolument pas un exercice anodin que de se confier ainsi à quelqu'un ou de lui envoyer votre grand-père ou grand-mère. Alors, ne vous engagez pas avec quelqu'un au simple prétexte qu'il est le plus proche de chez vous ou le moins cher du fait qu'il exerce au noir et ne paye pas de charges. Sondez-le bien, avant tout. Faites-vous une idée claire de son expérience.

7 - Il travaille avant d'être payé. Soyons clair, car ce point est également crucial : un bon biographe ne peut pas vous proposer un forfait « clés en mains » pour votre livre puisque chaque vie, chaque personne est unique, différente de toutes les autres. Si vous désirez faire écrire un petit fascicule, trouveriez-vous normal de payer le même prix que pour une saga familiale en trois tomes ? Non, bien sûr ! Et personne ne peut deviner combien de pages votre histoire représentera, puisque cela dépendra de ce que vous raconterez, et aussi de la manière dont votre mémoire le restituera au fil des heures d'entretien. Or, même vous, le principal intéressé, vous ne pouvez pas l'évaluer. Moi non plus, alors que j'exerce à plein temps depuis 1997. Il faudrait être devin pour calculer le nombre d'heures nécessaires à l'écriture d'un livre. La seule chose que l'on puisse faire, c'est vous donner une idée du coût moyen : écrire une biographie familiale revient en général à 3000 € (à ce sujet, lire la rubrique de mon site intitulée : "Le prix d'une biographie"), mais cela peut descendre à 500 euros pour un livret ou monter à 5000 euros pour un gros livre. Ce n'est là qu'un élément statistique qui vous aidera à établir votre budget, pas un engagement, ni un devis ferme. NE PAYEZ RIEN D'AVANCE ! NE VERSEZ AUCUN FORFAIT ! Le seul cas de figure où un paiement d'avance se justifie est lorsqu'un groupe de personnes (petits-enfants, enfants, amis...) se cotise pour offrir à un proche le livre de sa vie. Dans ce cas, le narrateur doit ignorer combien cela coûte, comme tout cadeau, et le groupe payera directement le biographe. Lequel sollicitera alors le versement d'une provision conséquente (raisonnablement, 1000 euros, hors frais de déplacements éventuels), renouvelable dès qu'elle est en passe de s'épuiser. 
Sinon, lorsque le narrateur est aussi le payeur, ce qui est généralement le cas, réglez les honoraires à la séance de travail : c'est-à-dire l'entretien suivi du temps d'écriture nécessaire. A la séance suivante, vous voyez les pages résultant du premier entretien, et ainsi de suite. Comme ça, si cela ne vous plaît pas, vous n'avez pas investi beaucoup d'argent et pouvez arrêter ce travail. Vous en avez le droit, légalement. AUCUNE OBLIGATION ne doit vous lier à ce biographe, vous devez rester libre d'arrêter ce travail à tout moment si ce professionnel ne vous convient pas. C'est à lui, par ses compétences, de vous donner envie de continuer. C'est ainsi que je procède et je peux vous recommander plusieurs dizaines de confrères qui appliquent la même méthodologie, la même déontologie, réunis au sein du réseau amical des "Nègres pour inconnus". Il y en a sûrement un près de chez vous.

8 - Comparez les VRAIS prix. Depuis peu, des filous prétendent être les moins chers du marché en annonçant facturer 15, 20 ou 30 € de l'heure, quand le tarif horaire normal, eu égard à nos charges sociales et fiscales, est de 60 €, comme pour les artisans (coiffeur, garagiste, carrossier, plombier...)
L'astuce de ces filous consiste à casser le prix horaire, à le descendre artificiellement, mais à facturer 3 ou 4 fois plus d'heures que moi, par exemple.
Concrètement, je facture une heure d'écriture pour une heure d'entretien = 2h à 60 € = un total de 120 € la séance. Ces concurrents à 30 € en apparence moins chers vont vous demander 4 ou 5 heures pour écrire le fruit d'une heure d'entretien = 6h x 30 € = 180 €. Une fois et demie mon tarif, en partant d'un tarif horaire quasiment de moitié ! Demandez donc combien coûte le "module" d'une heure d'entretien + temps d'écriture qui suit, et non pas seulement le coût horaire, ce sera plus explicite.

9 - Sa déontologie est claire. Travail de qualité et réalisé dans les temps, paiement du travail effectué et rien de plus (voir le point numéro 7), grande discrétion garantie, respect des clauses légales concernant les droits d'auteur... voilà quelques aspects d'une déontologie mise en oeuvre au quotidien par un bon professionnel. Vous ne connaissez sans doute pas grand-chose dans ce domaine, et le monde de l'édition est plein de requins, alors ce biographe doit vous expliquer clairement comment cela fonctionne puis respecter tous ses engagements, sans laisser planer de zones d'ombre.

10 - Il n'est pas disponible demain pour un gros travail. Ce conseil peut vous surprendre mais sachez que nos meilleurs "commerciaux" sont nos clients satisfaits, qui nous envoient leurs amis en vantant nos mérites. De ce fait, nous avons du travail en permanence. Au moins un peu. Un biographe sans travail, c'est suspect ! Bien sûr, on a le droit de débuter et de chercher ses premiers clients mais dans ce cas, vous avez le droit de le savoir et d'accepter ou pas "d'essuyer les plâtres". Et de négocier un tarif préférentiel puisque vous n'aurez pas la même qualité de travail qu'avec un professionnel expérimenté.
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