Chers clients, attention : danger !

Vous voulez faire écrire votre vie ou celle d'un proche (parents, grands-parents...) et vous avez raison, c'est une merveilleuse idée. MAIS ATTENTION ! Il ne faudrait pas qu'elle se transforme en cauchemar. Jusqu'au début de l'année 2000, le marché de la biographie familiale était relativement sain. Nous n'étions qu'un petit groupe de passionnés de l'écrit et de l'humain, compétents, responsables et pas spécialement obnubilés par les « gros sous », même s'il est parfaitement normal de bien gagner notre vie.
Puis tout a basculé et un nombre important de personnes sachant vaguement écrire ont vu dans cette activité un moyen de gagner facilement de l'argent, sans scrupules. Dont des requins qui semblent croire qu'on ferait avaler à peu près n'importe quel tarif à des personnes d'un certain âge pouvant mélanger anciens francs et euros. Il existe à ce jour 5 à 600 biographes officiellement installés en France et sans doute pratiquement autant qui travaillent ou bricolent « au noir ». Le marché ne s'est pas encore assaini et on trouve vraiment de tout. Outre l'aspect financier, il existe un risque moral, psychologique. Se raconter, c'est parfois frôler les frontières de la psychanalyse.
Alors, soyez prudents ! Lisez les 7 conseils ci dessous, cela vous évitera déjà pas mal de déboires.


A quoi reconnait-on un bon biographe ?

1 - Il vous écoute. Discutez tranquillement avec lui et déterminez si le « courant » passe entre vous. Il va écrire votre biographie, saura à peu près tout de vous, alors vous devez sentir une véritable osmose ; il lui faudra se glisser dans votre peau. A-t-il la qualité d'écoute que vous attendez de lui ? Ce point est réellement crucial.

2 - Il sait écrire. Cela paraît évident... mais ça ne coûte rien de le vérifier ! Il doit avoir publié au moins un livre, fut-ce à compte d'auteur. Et encore est-ce là un maigre bagage mais convenons que c'est tout de même le minimum ! Il doit vous montrer cet ouvrage. Lisez quelques pages, vérifiez qu'elles ne comportent aucune faute de syntaxe ou d'orthographe et que le style vous convient.

3 - C'est un vrai professionnel, en règle. Il ne « bricole » pas au fond de son garage, il a pignon sur rue. Travailleur indépendant, il dispose d'un numéro de SIRET, son « immatriculation » officielle. Ou alors il est salarié d'une entreprise (dans ce cas : laquelle ?) mais ces structures sont plus lourdes et souvent plus onéreuses que l'intervention d'un biographe indépendant. Il peut (et doit !) émettre une facture comportant toutes les mentions légales. Pour vous, client, c'est important, car s'il travaille au noir... et mal, vous n'aurez aucun recours.

4 - Il aime son métier. On ne devient pas biographe par hasard ou juste pour gagner de l'argent. Ce métier très particulier exige un profil particulier. Demandez-lui pourquoi il l'exerce, depuis quand, ce qui l'y a amené. A lui de vous convaincre, et pas avec des arguments de vendeur de voiture, mais avec son coeur. Avant de lui raconter votre histoire, qu'il vous raconte un peu la sienne !

5 - Il est conscient de son énorme responsabilité. L'idéal est que ce biographe ait reçu une formation dans le domaine social ou la psychologie, car en exerçant son métier avec vous, il deviendra parfois une sorte de confesseur, co-détenteur des secrets de famille. Lorsqu'une personne (âgée, notamment) évoque des moments difficiles, tels le décès d'un conjoint ou un de ces drames que la vie nous réserve, elle est fragilisée ; elle doit se sentir entendue et comprise. Le biographe, même s'il n'est aucunement psychanalyste (ne mélangeons surtout pas les genres !) doit l'aider, par un comportement digne et sobre, à évacuer cette douleur qui surgit du passé. Il doit aussi identifier clairement cette fragile limite pour ne pas empiéter sur le travail d'un « psy » et, éventuellement, être capable de vous renvoyer vers un professionnel de ce domaine. Sinon, il peut se mettre en danger, et vous avec. Ce n'est absolument pas un exercice anodin que de se confier ainsi à quelqu'un ou de lui envoyer votre grand-père ou grand-mère. Alors ne vous engagez pas avec quelqu'un au simple prétexte qu'il est le plus proche de chez vous ou le moins cher du fait qu'il exerce au noir et ne paye pas de charges. Sondez-le bien, avant tout. Faites-vous une idée claire de son expérience.

6 - Il travaille avant d'être payé. Soyons clair, car ce point est également crucial : un bon biographe ne peut pas vous proposer un forfait « clés en mains » pour votre livre puisque que chaque vie, chaque personne est unique, différente de toutes les autres. Si vous désirez faire écrire un petit fascicule, trouveriez-vous normal de payer le même prix que pour une saga familiale en trois tomes ? Non, bien sûr ! Et personne ne peut deviner combien de pages votre histoire représentera, puisque cela dépendra de ce que vous raconterez, et aussi de la manière dont votre mémoire le restituera au fil des heures d'entretien. Or, même vous, le principal intéressé, vous ne pouvez pas l'évaluer. Moi non plus, alors que j'exerce à plein temps depuis 1997. Il faudrait être devin pour calculer le nombre d'heures nécessaires à l'écriture d'un livre. La seule chose que l'on puisse faire, c'est vous donner une idée du coût moyen (écrire une biographie familiale revient en général entre 2000 et 2200 euros mais cela peut descendre à 500 euros pour un livret ou monter à 4000 euros pour un gros livre). Ce n'est là qu'un élément statistique qui vous aidera à établir votre budget, pas un engagement, ni un devis ferme. NE PAYEZ RIEN D'AVANCE ! NE VERSEZ AUCUN FORFAIT ! Le seul cas de figure où un paiement d'avance se justifie est lorsqu'un groupe de personnes (petits-enfants, enfants, amis...) se cotise pour offrir à un proche le livre de sa vie. Dans ce cas, le narrateur doit ignorer combien cela coûte, comme tout cadeau, et le groupe payera directement le biographe. Lequel vous proposera alors un forfait sur la base du coût moyen majoré de 10%, en principe payable d'avance (puisque là, c'est votre choix), ou alors il sollicitera le versement d'une provision de 7 à 800 euros renouvelable quand elle est en passe de s'épuiser. Sinon, lorsque le narrateur est aussi le payeur, réglez les honoraires à la séance de travail : c'est-à-dire l'entretien suivi du temps d'écriture nécessaire. A la séance suivante, vous voyez les pages résultant du premier entretien, et ainsi de suite. Comme ça, si cela ne vous plaît pas, vous n'avez pas investi beaucoup d'argent et pouvez arrêter ce travail. Vous en avez le droit, légalement. AUCUNE OBLIGATION ne doit vous lier à ce biographe, vous devez rester libre d'arrêter ce travail à tout moment si ce professionnel ne vous convient pas. C'est à lui, par ses compétences, de vous donner envie de continuer. C'est ainsi que je procède et je peux vous recommander (gratuitement, bien sûr) plusieurs dizaines de confrères qui appliquent la même méthodologie, la même déontologie, réunis au sein du réseau amical des "Nègres pour inconnus". Il y en a sûrement un près de chez vous.

7 - Sa déontologie est claire. Travail de qualité et réalisé dans les temps, paiement du travail effectué et rien de plus (voir le point numéro 6), grande discrétion garantie, respect des clauses légales concernant les droits d'auteur... voilà quelques aspects d'une déontologie mise en oeuvre au quotidien par un bon professionnel. Vous ne connaissez sans doute pas grand-chose dans ce domaine, et le monde de l'édition est plein de requins, alors ce biographe doit vous expliquer clairement comment cela fonctionne puis respecter tous ses engagements, sans laisser planer de zones d'ombre.


N'hésitez pas à me contacter

Je suis a priori le plus expérimenté des biographes familiaux français et serais heureux de travailler pour vous. Toutefois, si vous ne pouvez pas venir en Bretagne Sud raconter votre vie, n'hésitez pas à me contacter pour me demander conseil afin que je vous aide à choisir un biographe familial honnête et professionnel plus proche que moi de votre domicile. Je le ferai bien volontiers, gratuitement et sans aucun engagement de votre part. Juste par conviction, par passion pour notre beau métier, afin de contribuer à éviter certaines dérives qu'hélas ! j'observe.

Pour me contacter :
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